L’argent public doit servir à créer des emplois durables, pas à organiser une rotation permanente entre chômage, intérim et contrats précaires. 11 juin 2026
Il y a 14 ans, Laurence (prénom d’emprunt) était mère au foyer, sans revenus, enfermée dans une relation toxique.
Sa porte de sortie ? Un contrat chez Brillo, puis un CDI. Aujourd’hui, à 54 ans, malgré la pénibilité du métier, elle est fière de son indépendance financière. Pour elle, Brillo n’est pas qu’une entreprise, c’est sa deuxième famille.
Depuis 2008, Brillo Scrl Fs fait ce que le privé refuse généralement : offrir une chance à des personnes jugées « inemployables ». Aujourd’hui, 50 travailleurs et travailleuses y exercent des métiers utiles à toutes et tous : nettoyage, jardinage, petits travaux, réparation de vélos...
C’est un modèle qui fonctionne, qui remet réellement des gens à l’emploi.
Et pourtant, le gouvernement MR-Engagés a décidé de le sacrifier.
Ils promettaient de remettre 45.000 personnes à l’emploi… mais suppriment les aides qui permettent déjà à des milliers de personnes de travailler. Cherchez l’erreur !
Leur réforme supprime le dispositif SINE qui soutient l’économie sociale. Une aide qui permet justement à des personnes très éloignées de l’emploi de décrocher un contrat durable.
À sa place ? Un système qui risque de favoriser davantage les contrats courts et l’intérim.
Et ce n’est pas fini. Dès janvier prochain, la réforme des APE supprimera également les garanties actuelles qui protègent des milliers d’emplois dans les associations, les communes, les CPAS et les services de proximité.
Les conséquences :
- Pour les travailleurs : davantage de précarité, moins de stabilité et parfois un retour vers le CPAS.
- Pour les citoyens : une hausse du prix des services pour compenser la perte des subsides.
- Pour les personnes âgées ou isolées : moins de services de proximité pour les petits travaux du quotidien.
L’argent public doit servir à créer des emplois durables, pas à organiser une rotation permanente entre chômage, intérim et contrats précaires.
Notre groupe PS au Parlement de Wallonie a donc déposé plusieurs amendements pour corriger ces réformes.
Ils ont tous été rejetés.
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