IA à l'école : oui mais pas n'importe comment 28 janvier 2026
L’intelligence artificielle est déjà là.
La question n’est donc pas de savoir s’il faut l’interdire à l’école, mais comment l’y intégrer intelligemment.
Personne ne souhaite mettre l’IA “hors de l’école”.
Mais l’introduire sans cadre clair, sans vision pédagogique et sans moyens, c’est prendre le risque de fragiliser encore davantage le travail des enseignants et les apprentissages des élèves.
Aujourd’hui, la ministre annonce plus d’heures de numérique au secondaire ; 200.000 € pour une dizaine d’écoles primaires ; l’automatisation de certaines tâches dites “répétitives”.
Mais derrière ces annonces, beaucoup de questions restent sans réponse ! Quels apprentissages risquent d’être affaiblis ou évincés ? Qui formera les enseignants à l’IA, concrètement ? Combien d’enseignants seront formés, sur quel temps et avec quel budget ? Quelles tâches seront réellement automatisées, avec quels outils, et sous quelles garanties ?
À ce stade, rien n’est clair.
Ce que demandent les enseignants, ce n’est pas de freiner le progrès.
Ils demandent du temps pour comprendre et s’approprier les outils ; des formations utiles, ancrées dans la réalité de la classe ; des outils fiables, testés, sécurisés, qui soutiennent réellement leur métier.
Pour que l’IA serve l’école – et non l’inverse – il faut une vision pédagogique forte, respectueuse des rythmes d’apprentissage des élèves, cohérente avec les usages numériques réels, pensée avec et pour les enseignants, pas imposée d’en haut.
Le Parti socialiste exige un plan IA sérieux pour l’enseignement, qui outille réellement les enseignants ; investit massivement dans la formation continue ; clarifie les objectifs pédagogiques avant de multiplier les annonces ; permette à l’école de choisir l’IA, et non de la subir.
Parce que le progrès ne se refuse pas.
Mais il s’accompagne, avec méthode, moyens et respect du métier d’enseignant.
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