Veillée du 1er mai 2026 - Faire vivre l’espoir, ensemble Veillée du 1er mai 2026
Chers camarades, chers ami.e.s,
Aujourd’hui, 1er mai, jour de lutte et de solidarité, je veux commencer par rappeler le combat de celles et ceux qui nous ont précédé pour la journée des 8 heures et l’émancipation par le travail. Cet héritage, c’est notre boussole: une gauche qui ne renonce jamais, qui se relève, qui se refonde pour mieux servir.
Et c’est justement de refondation que je veux vous parler. Parce que oui, le PS se refonde. Pas par hasard, mais par conviction : la conviction que la gauche doit toujours se réinventer pour rester au plus près des préoccupations des citoyen.ne.s, pour retrouver et renforcer le lien avec les classes populaires, pour porter haut leurs espoirs et leurs combats.
Regardons autour de nous.
MR et Engagés occupent tous les leviers du pouvoir : la ville, la province, la Région, la Fédération Wallonie-Bruxelles, le fédéral.
Et que font-ils de ce pouvoir ?
Ils dégradent la situation financière à tous les niveaux. Moody’s a sonné l’alarme en dégradant la cote la Wallonie, et les chiffres de l’ICN sont sans appel : un déficit cumulé de 824 millions € depuis leur arrivée au gouvernement en Wallonie. 824 millions !
Des millions qui manquent pour les hôpitaux, pour les écoles, pour les logements, pour les pensions qu’ils avaient promises d’augmenter de 500 euros… et qu’ils tentent de réduire ... si toutefois les députés MR réussissent à se lever tôt et arriver à temps au Parlement et être en nombre pour le vote !
Ce qui n’était pas le cas cette semaine, fâcheuse posture venant d’un parti qui clame, à tout va, combien il est important de se lever pour travailler !
Ils nous disent : "Il faut serrer la ceinture." Mais qui porte cette ceinture ? Toujours les mêmes. Les travailleurs, les retraités, les familles, les jeunes. Pas ceux qui profitent des réformes fiscales mal calibrées, comme cette coûteuse réforme des droits d’enregistrement qui profite surtout à ceux qui ont déjà les moyens.
Pendant ce temps, la crise explose. Le coût de l’énergie, les factures qui flambent, les loyers qui deviennent inabordables… Et le gouvernement ? Il regarde ailleurs. Aucune protection. Aucun cap. Aucune vision. Juste des coupes. Dans les services publics. Dans les aides à l’emploi. Dans le logement. Dans l’enseignement. Dans la culture.
Le chômage est reparti à la hausse, les demandeurs d’emploi voient leurs indemnités limitées ou supprimées et les faillites ont provoqué plus de 8000 pertes d’emploi en 2 ans. Que propose le gouvernement ? Augmenter les flexi-jobs et les jobs étudiants. Dans sa réforme des aides à l’embauche, favoriser les sociétés d’intérim et le travail précaire. Dans la fonction publique, supprimer le statut, un retour en arrière avec des nominations politisées, réduire le télétravail, détricoter l’organisation, raboter la rémunération et la pension.
On impose des efforts à toutes et tous… et le déficit se creuse quand même !
À Namur, nous ne baissons pas les bras.
Notre fédération socialiste est en ordre de marche : finances saines, instances renouvelées, projets concrets. Merci à notre président Fabian et notre secrétaire fédéral ff Philippe, sans oublier notre fidèle Anne-Marie, pour leur engagement et le travail accompli.
Au plan local, nous avons réussi à fusionner nos sections. Le fonctionnement de notre USC a été complètement refondé avec un comité de pilotage plus ouvert, un bureau rajeuni, des groupes d’action et des rencontres citoyennes comme à Saint-Servais.
Nous sommes sur le terrain, demain encore avec une distribution de tracts aux étudiants pour dénoncer la hausse du minerval à l’université et dans les hautes écoles.
Et tout prochainement, nous procèderons à l’inauguration de notre nouveau siège, pour une meilleure visibilité de notre présence au cœur de la ville, plus proche et plus accessible. Nous sommes impatients de vous le faire découvrir bientôt !
Et au conseil communal ? Nous jouons notre rôle d’opposition vigilante et constructive. Jusqu’au bout. Face à des décisions MR-Engagés qui tournent le dos à la démocratie, nous avons été contraints de quitter la séance publique du conseil la semaine dernière. Pourquoi ? Parce qu’il y a un moment où rester assis, c’est cautionner.
Et pour leur rappeler une évidence : une démocratie, ça se construit à plusieurs.
Sans opposition, sans débat, il ne reste que l’arbitraire.
Et nous, nous refusons l’arbitraire.
Mais le PS, ce n’est pas que la résistance.
C’est aussi une réelle force de proposition.
Nous avons organisé des rencontres sectorielles, des ateliers sans tabou sur l’emploi, les titres-services, la fonction publique. Nous avons dialogué avec des intellectuels comme Jérôme Van Ruychevelt Ebstein, auteur de "Pourquoi les narratifs de gauche ne touchent plus les classes populaires ?". Parce que nous savons une chose : pour reconquérir, il faut comprendre.
Comprendre pour obtenir les clés et construire l’alternative possible. Une alternative plus protectrice, plus ambitieuse pour l’emploi émancipateur et plus juste pour la dignité.
Voilà ce que nous voulons, au PS :
- Que les épaules les plus larges contribuent davantage, à la mesure de leurs moyens, pour que chacune et chacun puisse être soigné dignement.
- Que l’emploi soit un droit, pas une loterie. Pas l’emploi précaire, l’emploi de qualité, avec des formations aux métiers de demain, aux nouvelles technologies, à l’IA, pour évoluer sans fracture numérique et donner les mêmes chances à toutes et tous.
- Que chacune et chacun dispose d’un toit. Que le logement ne soit pas un luxe mais une réalité accessible, avec un loyer abordable. Pour que personne ne se retrouve à la rue. Namur, territoire zéro sans-abrisme ne doit pas être un slogan !
- Que la Wallonie protège, anticipe, investisse. Et prépare l’avenir plutôt que le subir !
La situation est grave mais elle n’est pas figée. Et puis regardons aussi ailleurs.
Partout en Europe, les lignes bougent. Les droites ne sont pas invincibles.
Rien n’est écrit d’avance. Tout peut changer.
L’extrême droite recule en Hongrie.
Des fissures apparaissent.
Des alternatives émergent.
Mais rien ne changera sans nous.
Sans notre capacité à convaincre, à mobiliser, à être présents partout, dans nos quartiers.
Parce qu’au fond, la vraie question, elle est là :
Qui voulons-nous être ?
Ceux qui regardent les choses se dégrader… Ou ceux qui décident de les changer ?
Nous, nous avons choisi.
Et nous continuerons. Ensemble.
Vive le 1er mai, Vive la solidarité,
Et vive le Parti socialiste !
Eliane Tillieux
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