En Belgique, aujourd’hui encore… Il y a des gens qui regardent à gauche et à droite avant de prendre la main de la personne qu’ils aiment. 17 mai 2026
Des adolescents qui se taisent en classe, qui mangent seuls, qui rentrent à la maison en évitant certaines rues.
Des adultes qui choisissent leurs mots au travail, qui cachent une partie de leur vie pour ne pas perdre leur emploi, leurs amis, leur famille.
À l’occasion de la Journée internationale contre les LGBTQIA+phobies, rappelons une vérité simple : l’égalité dans la loi ne suffit pas lorsque la peur, elle, reste bien réelle.
Les violences homophobes et transphobes augmentent, en Belgique comme ailleurs.
Les discours de haine se banalisent.
Et derrière chaque insulte dans la rue, chaque message haineux, chaque agression, il y a une personne qui finit par se demander si elle a réellement le droit d’exister telle qu’elle est.
Nous n’avons pas toutes et tous les mêmes convictions.
Pas tous les mêmes parcours.
Pas tous la même vision du monde.
Mais le besoin de se sentir en sécurité, respecté, accepté pour ce que l’on est : cela devrait être universel.
Retrouve ici toutes les photos!
Retrouve ici toutes les photos!
Le silence n’est jamais neutre.
Face à la haine, nous avons une responsabilité collective : protéger, soutenir, dénoncer, agir.
C’est dans cet esprit que j’ai déposé au Conseil communal de Namur une proposition visant à créer un aménagement piéton arc-en-ciel permanent à la Confluence, près du Parlement wallon.
Parce que l’espace public n’est jamais neutre : il peut exclure, invisibiliser… ou au contraire envoyer un message clair de respect, de sécurité et d’appartenance.
Pour beaucoup de personnes LGBTQIA+, voir que leur ville reconnaît leur place et affirme publiquement qu’elles y ont toute leur légitimité compte profondément. C’est un symbole qui leur rappelle : ici, vous avez le droit d’exister sans avoir peur.
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