Emplois menacés, structures fragilisées, accompagnement social en danger : ce que j’ai vu sur le terrain est alarmant !
Malgré la pénibilité, des travailleur•euses restent fidèles à leur métier car ils et elles évoluent dans des structures telles que Natise ou Au Plus Net, où l’accompagnement fait vraiment la différence. Soutien au quotidien, aide face à la numérisation, accompagnement dans les démarches administratives : cet aspect humain est essentiel et pourtant compromis.
Des hommes et des femmes reprennent confiance grâce au numérique et retrouvent une perspective d’emploi, grâce à des structures comme Interface3.Namur
Des familles précarisées accèdent à une alimentation locale et de qualité dans les points de vente Paysans-Artisans. Au-delà de la vente, c’est un véritable laboratoire de mixité sociale qui intègre également des travailleurs en situation de handicap et des personnes sous contrat d’insertion.
Tout cela est aujourd’hui fragilisé par les réformes du Gouvernement wallon.
L’incitant unique à l’embauche ouvre grand la porte aux contrats ultra-courts et favorise l’intérim au détriment d’emplois durables.
La réforme des APE plonge les associations et services de proximité dans l’incertitude, avec des milliers d’emplois menacés.
La réforme des CISP pousse les structures d’insertion vers une logique de rentabilité et de volume qui risque d’écraser l’accompagnement individualisé.
Sur le terrain, le sentiment est que les ministres réforment sans écouter celles et ceux qui travaillent au quotidien avec les publics les plus fragiles.
Au Parlement, je continuerai à porter leur voix. J’ai interpellé directement le Ministre Jeholet pour obtenir des garanties concrètes sur le maintien des emplois et l’avenir du secteur de l’insertion et de l’économie sociale.
Sa réponse est glaciale : il refuse de garantir le maintien de chaque emploi. Il a déclaré explicitement qu’il ne donnerait pas de garantie aux employeurs sur la pérennité de leurs postes actuels, préférant une logique de “besoins” floue à la stabilité des travailleurs.
Comment lutter durablement contre le chômage si les acteurs de terrain qui accompagnent les publics fragilisés sont eux-mêmes mis en difficulté ?
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