Bilan 2024 - 2026 : deux années de terrain, de travail parlementaire et d’engagement utile 18 juillet 2026

Depuis deux ans, je porte un mandat clair : écouter, vérifier, interpeller, proposer et défendre une alternative socialiste face aux choix de la majorité.
Un bilan dense, combatif et ancré dans la vie quotidienne des citoyennes et citoyens. Ma ligne ne change pas : bâtir une Wallonie plus juste, plus solidaire et plus forte.
Contrôler le Gouvernement pour défendre les citoyennes et citoyens…
Le contrôle parlementaire n’est pas une formalité. Il oblige le Gouvernement à expliquer ses décisions, à en mesurer les conséquences et à répondre aux inquiétudes du terrain.
Poser une question au Parlement, c’est porter la voix de celles et de ceux qui ne se sentent plus écoutés, garantir la dignité des personnes fragilisées et faire respecter notre démocratie.
Après deux années de législature au Parlement de Wallonie, mon cap reste inchangé : défendre l’emploi wallon, renforcer une formation connectée au marché du travail, soutenir l’insertion durable, protéger les services publics et reconnaître celles et ceux qui soignent, accompagnent, enseignent, forment ou créent du lien.
Ces combats traduisent mes convictions. Des convictions davantage renforcées au fil des rencontres et des échanges. En effet, derrière chaque question posée au Parlement, il y a une situation concrète : une travailleuse des titres-services dont les conditions se dégradent, une association d’insertion qui craint de perdre ses moyens, une école confrontée à des décisions budgétaires, une structure sociale qui tient grâce à l’engagement de ses équipes.
En deux ans, au Parlement wallon, ce travail s’est traduit par 683 travaux parlementaires : 246 questions écrites, 394 questions orales, 9 questions d’actualité, 3 questions urgentes, 3 interpellations, 9 propositions de décret et 7 propositions de résolution et 12 motions. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, je suis l’autrice de près de 150 travaux parlementaires. Au Conseil communal de Namur, j’ai également déposé 27 points complémentaires.
Ces chiffres ne disent pas tout. Ils montrent cependant qu’un mandat n’est pas un titre. C’est un travail de fond : interroger, contrôler, alerter, proposer et défendre les réalités de celles et ceux qui font vivre la société.
Défendre des emplois stables, dignes et accessibles…
Derrière les APE, les CISP, les MIRE, les ALE, le SINE, les titres-services ou les cellules de reconversion, il y a des milliers de travailleuses et travailleurs. Il y a aussi des associations, des communes et des entreprises essentielles à notre territoire. L’intelligence artificielle transforme déjà notre société et nos métiers. La Wallonie doit former et accompagner ses citoyennes et citoyens pour que personne ne reste sur le côté. L’objectif ne peut pas se limiter à un taux d’emploi. Il faut garantir la qualité et la durabilité des emplois, l’accompagnement et l’égalité d’accès au travail.
Concrètement, par exemple, je propose de limiter strictement les frais complémentaires facturés aux utilisateurs de titres-services. Un dispositif subsidié doit pouvoir être contrôlé pour éviter les abus et soutenir des emplois décents.
Protéger les services publics…
Les services publics constituent le socle de notre solidarité. Ils accueillent, soignent, enseignent, accompagnent et protègent. Ils sont souvent le dernier filet de sécurité lorsque les difficultés s’accumulent. J’ai dénoncé la méthode de la majorité en place : trop souvent imposée sans concertation suffisante, sans évaluation claire et avec trop peu de réponses concrètes aux inquiétudes des agentes et agents. Je m’oppose clairement aux décisions qui affaiblissent leurs missions, leurs moyens ou leur personnel. Fragiliser le service public, c’est fragiliser directement les citoyennes et citoyens.
Concrètement, notamment, je propose le maintien du statut pour les agentes et agents, garant de leur indépendance face aux risques d’ingérence. Je propose aussi un accompagnement des citoyennes et citoyens dans leur accès aux droits et aux services numérisés.
Soutenir celles et ceux qui font tenir la société…
Nous devons défendre les personnes qui soignent, éduquent, forment, accompagnent et créent du lien. Leur travail est essentiel. Il reste pourtant trop souvent invisible, profondément sous-financé et insuffisamment reconnu. Je poursuivrai le combat pour de meilleures conditions de travail, davantage de reconnaissance et des moyens à la hauteur des missions exercées.
Concrètement, par exemple, les parcours scolaires doivent pouvoir être accessibles financièrement et se poursuivre avec souplesse et de meilleures opportunités de passerelle. L’enseignement qualifiant et la formation en alternance, y compris au niveau universitaire, doivent se déployer pour révéler nos talents.
Garantir la dignité et l’accès aux droits…
La santé, le handicap, le vieillissement, l’isolement et la précarité ne peuvent pas rester dans les angles morts de l’action publique. Une société se juge à la manière dont elle accompagne celles et ceux qui ont besoin de soins, de soutien, de temps et de protection. Je continuerai à défendre l’accès effectif aux droits et à lutter contre les discriminations et les inégalités.
Concrètement, par exemple, eu égard aux chiffres accablants et à la hausse des difficultés de santé mentale chez les jeunes et moins jeunes, je porte une résolution portant sur l’intensification de la prévention du suicide qui marque ma solidarité envers les acteurs de terrain.
Préparer l’avenir…
L’avenir de la Wallonie se construit dans les écoles, les universités, les centres de formation, les entreprises et les associations de jeunesse. Il passe aussi par une économie locale forte, une industrie durable, une culture accessible et une transition écologique juste. Je veux défendre une innovation qui améliore la vie, pas une transformation technologique qui exclut, précarise ou déshumanise.
Concrètement, par exemple, je défends la formation et l’accompagnement dans l’apprentissage de l’Intelligence Artificielle face à laquelle il nous appartient à chacune et à chacun de développer un esprit et un usage critique.
Au niveau local…
La Ville-Capitale de la Wallonie, Namur, travaille son attractivité. Mais elle doit aussi être accessible, être un lieu de rencontre, de commerce et de culture, en toute sécurité. Les enjeux sont nombreux.
Concrètement, par exemple, il est encore temps de réorienter le projet de centre commercial au square Léopold vers un aménagement en cohérence avec les besoins et enjeux environnementaux : espace public arboré, sol perméable, aires de fraîcheur pour les périodes de canicule, logements accessibles, surfaces commerciales à la mesure des nouvelles habitudes de consommation (e-commerce,...).
Faire vivre l’égalité et la démocratie…
Les droits ne sont jamais définitivement acquis. L’actualité nous le démontre. Les inégalités salariales, les discriminations à l’embauche, les violences et les exclusions continuent à peser sur des vies.
Je poursuis mon travail pour rendre l’égalité concrète dans l’emploi, les salaires, la santé, les responsabilités et les politiques publiques.
Le travail de terrain est essentiel. Il oblige à sortir des slogans et à mesurer les effets réels des décisions.
Une réforme n’est jamais seulement une ligne budgétaire ou un article de décret. C’est une organisation qui doit s’adapter, un travailleur inquiet pour son avenir, une famille privée d’un accompagnement, une commune contrainte de faire plus avec moins ou une association qui lutte pour poursuivre sa mission.
En conclusion
Chères toutes, chers tous,
J’ai eu l’honneur d’exercer d’importantes responsabilités : ministre, présidente de la Chambre, aujourd’hui députée et présidente de commission.
Si je poursuis mon engagement, ce n’est pas pour ajouter une ligne à mon parcours. C’est parce que je reste convaincue que la politique peut changer concrètement la vie des gens.
J’ai vu des décisions permettant à des personnes de retrouver un emploi, d’accéder à une formation, d’être mieux soignées ou de vivre plus dignement. Cela ne règle pas tout. Mais ça peut changer des vies.
Dans une période de forte défiance envers la politique, je comprends la colère, la lassitude et parfois le rejet. Trop de citoyennes et citoyens ont le sentiment que les décisions se prennent loin d’eux, dans un langage qui ne leur parle pas et sans mesurer leurs conséquences.
Ma réponse est simple : le travail, la présence, l’écoute, la constance et la transparence.
Être députée, ce n’est pas seulement siéger au Parlement. C’est aller voir, entendre, questionner, revenir, interpeller, proposer et recommencer. C’est relier les réalités vécues aux décisions publiques. C’est rappeler que derrière chaque dossier, il y a des gens.
Mettre mon expérience au service de ces combats et préparer le terrain pour celles et ceux qui prendront le relais, c’est le sens de mon engagement. La politique n’est pas une fin en soi. C’est une responsabilité envers les citoyennes et citoyens qui nous accordent leur confiance.
C’est avec cette responsabilité et avec cœur que je poursuis le travail.
Eliane Tillieux
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